Antoine

La télékinésie digitale

Vous ne croyez pas à la télékinésie, cette faculté psychique de mettre des objets en mouvement? Vous avez raison. En revanche, nous pourrons bientôt manipuler à distance des objets en 3 dimensions.

Au MIT Media Lab, Hiroshi Ishii et ses étudiants ont développé une Morphing Table qu’ils ont baptisée inFORM. Ce prototype, constitué d’une Kinect et d’une table robotique, permet d’interagir à distance et en temps réel avec des objets. La Kinect établie une reconnaissance 3D des mouvements humains et transmet l’information à cette Morphing Table. Quelques centaines de cubes se déplacent alors verticalement afin d’interagir avec l’objet placé à son dessus.

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La maîtrise de cette reconnaissance 3D nous permettra dans un premier temps de nous débarrasser de tous ces objets de contrôle à distance, tels que les télécommandes, souris et clavier d’ordinateur. Cependant, la véritable révolution réside dans l’interaction des objets matériel totalement indépendants de cette technologie. Pour reprendre l’illustration, la balle rouge est une simple conséquence de l’application de l’inFORM.

Ainsi, la vidéoconférence deviendra l’interaconférence, pendant laquelle l’orateur pourra présenter physiquement des informations. Nous pouvons alors même imaginer des robots entièrement contrôlés par la reconnaissance 3D. Des métiers tels que celui de professeur pourront ainsi s’effectuer à distance, sans que les inconvénients d’une absence physique n’interviennent. Le domaine de la chirurgie et de la construction pourront être exploitées, des applications militaires pourront être imaginées.

Dans un monde déjà ultra-connecté, la présence physique devient maintenant substituable. Un jour peut-être, nous n’auront plus besoin de sortir de notre canapé pour apprendre, travailler, s’amuser, faire des rencontres, faire ses courses, faire du sport, partir en vacances… Une conclusion somme toute assez familière.

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Antoine D.

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Le LiFi va nous éblouir !

lifi-internet-avec-la-lumiere-730Nous savons que le Wi-Fi fonctionne grâce aux ondes électromagnétiques. Aujourd’hui, il est possible de transférer des données sans fil grâce aux ampoules LED. Dans les années 1880, Graham Bell se revendique déjà l’inventeur de ce concept avec son Photophone qui exploite la lumière en tant qu’outil de communication sans fil.

Suat Topsu, chercheur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, reprend ce projet en créant l’entreprise Oledcomm en 2012. Il signe un premier partenariat avec la SNCF et Philips. En effet, la première application liée au LiFi (Light Fidelity) concerne la géolocalisation intérieure. Les éclairages de notre gare pourront ainsi nous guider jusqu’à notre train.

Comment ça fonctionne ?

Des ampoules dotées de LED clignotent et transmettent à l’aide du codage binaire (séries de 0 et 1) des informations aux appareils équipés d’un photodétecteur. Il s’agit d’un message optique, invisible à l’œil nu car la fréquence s’élève à plusieurs centaines de millions de clignotements par seconde. Cette capacité explique la rapidité d’un débit potentiellement 30 fois supérieur à celui du Wi-Fi .

Cette technologie est excessivement rapide, simple à utiliser, facile à installer, et sans aucune conséquences médicales. Seul bémol, les appareils connectés doivent nécessairement être en contact visible avec la dite source lumineuse pour pouvoir fonctionner. Pas question ici de se connecter à internet dans le noir ! Il ne faut pas non plus s’attendre à ce que la connexion traverse les murs. En revanche cela permet de sécuriser efficacement notre réseau.

Quand pourrons-nous utiliser le LiFi ?

Pas plus tard qu’au cours de cette année 2014. Il est à prévoir que cette technologie se développera tout d’abords dans les espaces publics, en faisant bénéficier nos smartphones de l’éclairage des bâtiments et lampadaires. Les entreprises commenceront ensuite à utiliser ce réseau lumineux au sein de leurs bureaux, avant de permettre aux particuliers d’installer ce dispositif dans leurs propres foyers.

Il faudra tout de même attendre que le prix des ampoules LED diminue pour pouvoir remplacer massivement les ampoules actuelles. Malgré tout, le réseau Wi-Fi ne disparaitra pas totalement, du moins pas avant que tous nos appareils soient dotés de photodétecteurs intégrés et que l’on maîtrise une lumière invisible…

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Antoine D.

Google, un empire contesté

c2dLe Deep Web est une dimension méconnue de ce que l’on appelle le World Wide Web. Il représente la surface cachée de l’iceberg et constitue près de 75% des données en ligne. Concrètement, le Deep Web regroupe l’ensemble des pages internet non référencées par les moteurs de recherche connus du grand public.

Pourquoi Google n’exploite-t-il pas de telles ressources ?

Tout d’abords car la puissance des robots d’indexation de Google est limitée, mais aussi car certains utilisateurs souhaitent publier leur site internet de manière anonyme. En effet, il pourrait être préjudiciable pour Google de référencer un site internet tel que Silk Road, le eBay des produits illicites. Ici, vous pouvez acheter n’importe quel produit stupéfiant, arme, passeport ou tueur à gage.
Il ne fait aucun doute que Google s’intéresse de très près à ce web profond…

Liberté d’expression ou anarchie ?

Le web est contrôlé par la CIA, filtré et organisé par les moteurs de recherche et dans certains cas censuré par les autorités politiques. Dans une idée de partage libre des connaissances, le World Wide Web est contestable.

Le Deep Web est accessible via différents outils, l’un des plus connu et puissant s’appelle Tor (The Onion Router). Il s’agit d’un réseau d’échange de connexions entre les utilisateur de ce logiciel. Cela permet aux internautes de conserver un anonymat absolu au cours du processus de navigation et d’achat. Il est intéressant de relever que Tor est financé à 60% par le gouvernement américain afin de soutenir la liberté d’expression et la recherche scientifique.

Afin d’échanger des données ou produits tout en restant invisible sur la toile, il est possible de recourir à une adresse mail anonyme (exemple@tormail.org) et ouvrir un portefeuille Bitcoin. La Bitcoin est la monnaie privilégiée du Deep Web car il peut être utilisé incognito. Certains site (CoinFog) permettent ainsi de blanchir son argent à travers cette monnaie virtuelle. Le Hidden Wiki vous guidera dans ces nombreuses démarches et mettra à votre disposition l’URL des sites du web invisible.

Il y a quelques années de cela, l’accès au web caché était réservé à une élite d’informaticiens. Aujourd’hui, tout le monde peut y accéder. Les groupes nazis, terroristes et pédophiles y verront un intérêt certain. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le partage libre des connaissances pour tous. The Free Bibliotheca Alexandrina propose ainsi un accès libre et gratuit à de nombreux textes, essais, livres, etc.
Ce n’est qu’une question de temps avant que le Deep Web (ou une partie) ne remonte à la surface…

Antoine D.

Une quatrième dimension à nos imprimantes ?

Vous êtes déjà probablement au courant de cette technologie révolutionnaire associée à l’imprimante 3D.  Skylar Tibbits, chercheur au MIT et directeur du Self-Assembly Lab, travaille déjà sur une version améliorée, l’imprimante 4D.

La 4ème dimension correspond à cette mystérieuse notion de temps, et s’ajoute aux dimensions de profondeur, largeur et hauteur.
Il s’agit plus précisément de construire des matériaux programmables qui évoluent dans le temps afin de s’adapter à leur environnement. Nous comprenons donc pourquoi la création d’un ADN nano-technologique sera nécessaire à la réalisation de ce concept.

Les imprimantes 3D seront utilisées pour imprimer ces objets intelligents, et la 4ème dimension interviendra une fois l’objet placé dans ses conditions d’utilisation. On peut alors imaginer que l’eau, la lumière, la température, le mouvement et le son pourront ainsi déclencher une réaction intelligente de ces objets.

Voici un prototype de cette technologie:

Les applications liées à cette innovation sont infinies. Par exemple, l’entreprise Nervous a commercialisé à travers sa boutique en ligne des bijoux qui s’adaptent à notre tour de doigt: http://n-e-r-v-o-u-s.com/shop/

Outre la transformation des vêtements en fonction de notre taille et activité physique, ou encore de refroidir nos tasses trop chaudes, cette technologie sera particulièrement intéressante à l’échelle industrielle et militaire. Des bâtiments entiers, des camions, des tanks pourront ainsi répondre aux conditions climatiques pour économiser de l’énergie et améliorer leurs performances.

Il faut également considérer que le processus d’assemblage industrielle disparaîtra petit à petit. En effet, nos imprimantes 3D vont modeler des pièces qui pourront potentiellement s’auto-assembler et s’auto-réparer, ce de manière totalement indépendante. En suivant ce principe, nos futures chaises pourraient même se transporter dans un sac à main !

A quand la 5ème dimension ?

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Antoine D.

Kim Dotcom va faire du bruit !

Le célèbre créateur de Megaupload se lance dans la conception de son nouveau site internet, Baboom. Un aperçu a déjà été mis en ligne, sur lequel vous pouvez écouter en exclusivité l’unique album « Good Times » qu’il partage, création de Kim Dotcom lui-même ! Initialement annoncé sous le nom de Megabox, Baboom ouvrira ses portes d’ici à fin 2014.

Baboom est un croisement innovant entre les services que proposent Itunes et Spotify, tout en offrant une activité similaire à Myspace. Cette fois-ci, Kim Dotcom a décidé de se ranger du côté de la légalité…

En effet, les internautes pourront écouter gratuitement la musique de leurs artistes préférés et télécharger s’ils le souhaitent une version payante des morceaux, au format FLAC ou mp3 échantillonné à 320 kbps. A travers cette plate-forme, les artistes pourront partager librement leur biographie, discographie, ainsi que les images et vidéos de leurs concerts.

« My idea is that artists should make their music available for free, and fans should only pay for it if they really like it.” Kim Dotcom.

Le véritable challenge pour ce génie de l’informatique sera de séduire un maximum d’artistes et attirer efficacement les visiteurs déjà fidèles à Deezer et Spotify. Ainsi, une grande importance est attachée à l’ergonomie du site et les réseaux sociaux y seront omniprésents. Par exemple, les fans auront un fil d’actualité Twitter à leur disposition.

En cas de succès, Kit Dotcom annonce la mise à mort des maisons de disques en promettant aux musiciens une rémunération à hauteur de 90% des ventes et revenus publicitaires.

Pour l’instant, le nouveau système ne semble provoquer aucune contestation… Mais Kim Dotcom ne va pas en rester là !

Il offrira chaque année 10 albums de musique aux internautes qui téléchargeront un plugin assez vicieux. Ce module complémentaire remplacera les publicités affichées sur le web par celles que Baboom vendra deux fois moins cher à ses annonceurs. Autrement dit, Kim Dotcom pourrait contrôler une majeure partie de l’espace publicitaire du web à travers sa simple plateforme musicale. Il est difficile d’imaginer que les annonceurs rivaux et propriétaires de site vont apprécier perdre des revenus proportionnels au nombre de Baboomer qui les visitent.

Kim Dotcom deviendra-t-il cette fois l’ennemi numéro 1 du web?

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Antoine D.

Vous êtes une pile de 3 volts !

oubliez-les-piles-votre-chaleur-corporelle-peut-desormais-alimenter-vos-objets-electriques-uneAlors que le système de recharge sans fil vient de se démocratiser, une nouvelle technologie rendrait cette évolution déjà obsolète.

Il s’agit de mettre à profit une ressource infinie et propre à chacun, l’énergie humaine.

De nombreuses solutions ont déjà été expérimentées, notamment des chaussures capables de convertir l’énergie mécanique en énergie électrique. Mais la véritable révolution réside dans une énergie plus spontanée encore, la chaleur corporelle.

L’entreprise Perpetua, associé à STMicroelectronics, dévoile ainsi le concept d’une batterie écologique dont notre seul touché serait capable de la recharger.

Fini les câbles, l’inquiétude des batteries faibles, le besoin d’un accès à une ressource électrique, cette technologique bouleversera notre quotidien en plus de sauver notre planète. C’est la fin des piles polluantes traditionnelles, et la fin des recharges incessantes de nos appareils.

Les Smartphones sont évidemment les premiers objets intéressés, car la recharge quotidienne est nécessaire et représente une réelle contrainte. Avant ça, il faudra d’abords optimiser l’énergie dépensée par ces appareils très gourmands et apprendre à transférer cette énergie de manière efficace. C’est pourquoi les montres, souris d’ordinateur et manettes de console feront probablement partie des cobayes.

La commercialisation de cette puce est prévu pour 2017 et pourra récolter 3 volts à partir de notre énergie corporelle: « La chaleur d’un humain dégage une puissance de 80 à 100 W, l’équivalent d’une ampoule électrique classique. » La batterie devra se placer sur notre peau ou à travers une fine couche de vêtement, mais il n’y a pas à douter que cette technologie fera bientôt partie intégrante de ces objets.

Batterie Perpetua

Antoine D.